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Agir pour la Petite Enfance donne la parole aux professionnels

L’association Agir Pour la Petite Enfance développe depuis plusieurs années différentes actions en faveur de la petite enfance et de ses professionnels. Pendant la période de confinement, l’association a souhaité mettre en lumière les professionnels de terrain et recueillir leurs témoignages via une enquête. Début mai, 445 professionnels de l’accueil collectif et individuel avaient déjà répondu à l’enquête.

Une dynamique différente

38% des répondants ont déclaré être en activité pendant le confinement. Les modalités d’accueil ont bien sûr dû être ajustées.
Comme en témoigne une professionnelle exerçant au sein d’une crèche de Seine-et-Marne : « Ici les équipes tournent tous les deux jours ! Il y a une dynamique très différente qui se crée, chaque professionnel sait qu’il n’a que deux jours sur le terrain et qu’il rencontre d’autres professionnels avec qui il ne travaille pas d’habitude, des enfants et parents qu’il ne connait pas non plus. Ça peut être très anxiogène, pour les adultes comme pour les enfants, mais finalement la capacité que chacun développe pour s’adapter crée une alchimie qui fonctionne. »

La difficulté à faire respecter les gestes barrières

Parmi les professionnels en activité, 55% évoquent toutefois rencontrer des difficultés. Celles-ci sont principalement liées à la mise en place des gestes barrières avec les tout-petits, le manque de matériel (masques, gel,…) ainsi que des temps plus longs de nettoyage.
Certaines assistantes maternelles évoquent également les difficultés à concilier vie familiale et accueil d’enfants : « Ce n’est pas toujours évident de travailler sans pouvoir sortir les enfants, jongler entre un accueil de qualité, les devoirs de mes enfants et toutes les tâches ménagères à faire pendant et à la fin de ma journée », témoigne une assistante maternelle résidant en Ardèche.

La capacité d’adaptation des enfants

De nombreux témoignages mettent également l’accent sur la capacité d’adaptation des enfants, comme le confirme une professionnelle exerçant dans le Val de Marne : « Ils ont une capacité d’adaptation étonnante avec seulement une journée voir une heure d’adaptation parfois. C’est comme si on les connaissait déjà. Les séparations le matin ne sont pas plus dures que d’habitude. C’est bluffant ! ».

Garder le lien avec les collègues,
les familles et mener des actions solidaires

Qu’ils soient en activité ou non, 93% des répondants déclarent entretenir des liens réguliers avec leurs collègues et 67% gardent contact avec les familles sous différents formats. « Nous avons créé une page Facebook privée pour échanger des idées d’activités avec les parents ; les parents nous partagent également des photos ! » précise une professionnelle de Charente, dont la crèche est restée fermée pendant le confinement.
D’autres répondants évoquent également les initiatives solidaires mises en place comme la confection de masques, le relais pour les courses, la mise à disposition de places pour les personnels prioritaires.

BRAVO à tous !